Réduire le risque d'accessibilité au plomb...
Les techniques de réduction du risque
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Extrait des Cahiers du CSTB
- Centre Scientifique et Technique du Bâtiment - 4, avenue du Recteur
Poincaré - 75782 PARIS cedex 16
Les techniques de réduction des risques
d'intoxication aux peintures au plomb différent de celles
employées traditionnellement, en particulier au niveau des
points suivants :
- elles nécessitent des mesures strictes pour la protection
des travailleurs.
- elles impliquent un nettoyage important avant la réception
des travaux, cette dernière doit en particulier être effectuée
au vu des résultats des essais de teneur en plomb dans
les poussières.
- la gestion des déchets toxiques engendrés par
les travaux pose des problèmes très délicats accentués
par les réglementations devenant de plus en plus strictes.
Ces déchets concernent non seulement les débris
de matériaux de construction mais également tous
les objets non réutilisables pollués lors des travaux
(gants, éponges.).
Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques
principales de 8 techniques de réduction des risques d'intoxication
aux peintures au plomb
- la peinture,
- le revêtement (encapsulation),
- le doublage (enclosure),
- le remplacement (replacement),
- le décapage hors site,
- le décapage thermique (hand-scraping with a heat gun),
- le décapage chimique (chemical removal),
- le décapage par grenaillage-aspiration (abrasive HEPA
vacuum blasting).
Chacune de ces techniques
présente des avantages et des inconvénients.
Leur choix dépend le plus souvent du type de surface à traiter
(grandes surfaces planes, petites surfaces ouvragées.). Mais
d'autres critères sont également à prendre en compte (coût,
sécurité des travailleurs, production de déchets,
présence d'humidité.).
Les techniques numérotées de 2 à
7 ont fait l'objet d'une étude détaillée aux
États-Unis [...]. La technique numéro 8, encore mal adaptée
aux travaux à l'intérieur des logements, offre cependant
des perspectives intéressantes.
Bâtiment
et Santé sur le site du Ministère de l'Equipement,
des Transports et du Logement
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Caractéristiques principales de 8 techniques de réduction
des risques d'intoxication aux peintures au plomb
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Principes
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Observations
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Principales caractéristiques
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Peintures
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Les peintures ont pour but de contenir les particules de
peintures au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas
dans la zone habitée.
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- Les travaux doivent être exécutés en conformité
aux DTU 59.1 et 59.2.
- Cette technique ne supprime pas le risque définitivement.
- Elle améliore généralement l'aspect
esthétique du bâtiment.
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- Applications :
- grandes surfaces saines murs intérieurs, plafonds...
- Efficacité :
- satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant
pour l'évaluer à long terme.
- Risques d'émissions de poussières :
- faibles, sauf lors de la préparation du support.
- Production de déchets:
- faible.
- Coût:
- généralement faible.
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Revêtement
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Le revêtement consiste au recouvrement des surfaces à traiter
à l'aide de produits adhérents:
- liquide sans renforcement (peintures, vernis, résine,...);
- liquide avec renforcement (tissu, mat de verre, fibres,...);
- matériaux collés avec adhésif (toile
de verre, carreaux en céramique,.).
Ces produits ont pour but de contenir les particules de
peintures au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas
dans la zone habitée
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- Cette technique proche de la précédente
peut être appliquée sur des surfaces plus dégradées,
elle offre une meilleure protection et une durabilité
accrue. Elle ne supprime cependant pas le risque définitivement.
- Elle améliore généralement l'aspect
esthétique du bâtiment.
- La décision de mettre en oeuvre un revêtement
dépend des résultats des essais d'adhérence
à réaliser sur site. Ceux-ci permettent de déterminer
le degré de détérioration, l'état
de surface et l'intégrité des couches sous-jacentes.
Ces précautions doivent impérativement être
prises car le revêtement n'est pas lié mécaniquement
au support. Ces essais peuvent être à la charge du diagnostiqueur.
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- Applications :
- grandes surfaces (murs intérieurs, plafonds,...).
- Efficacité :
- satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant
pour évaluer à long terme.
- Risques d'émissions de poussières :
- faibles, sauf lors de la préparation du support.
- Production de déchets:
- faible.
- Coût:
- généralement faible.
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Doublage
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Le doublage consiste au recouvrement étanche des surfaces
à traiter à l'aide de produits rigides et durables (par exemple
plaques de plâtre) fixés mécaniquement. Ces
produits ont pour but d'interdire l'accès à ces surfaces et
de contenir les écailles et les particules de peintures
au plomb afin que celles-ci ne se propagent pas dans la zone
habitée.
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- Cette technique possède de nombreuses qualités.
Elle a cependant le défaut de ne pas supprimer le
risque définitivement.
- Elle améliore généralement l'aspect
esthétique du bâtiment.
- Une attention particulière doit être portée à
l'étanchéité du système (points singuliers,
joints, prises électriques...). Dans le cas des doublages
à base de plaques de parement en plâtre le DTU 25.42 précise
ces aspects.
- L'épaisseur des panneaux peut entraîner des modifications
du système électrique ou de la plomberie.
- Les surfaces à recouvrir doivent être marquées
horizontalement et verticalement tous les 50 cm environ
par le message " Danger, peintures au plomb ".
- Une inspection visuelle du propriétaire ou son
représentant devrait être réalisée
annuellement. L'intégrité des doublages devrait
être évaluée par un inspecteur certifié
tous les 10 ans.
- La solution d'un doublage isolant séparé
du mur par une lame d'air ventilée sur l'extérieur
et l'utilisation de pare-vapeur sont conseillées
lorsque les surfaces à recouvrir sont humides.
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- Applications :
- grandes surfaces planes (plafonds, murs intérieurs
et extérieurs...).
- Efficacité :
- satisfaisante à court terme, le recul n'est pas suffisant
pour l'évaluer à long terme. La durabilité
est peu ou moyennement dépendante de la qualité
des surfaces à recouvrir.
- Risques d'émissions de poussières :
- faibles, sauf lors de la préparation des surfaces.
- Production de déchets :
- faible.
- Coût :
- généralement moyen.
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Remplacement
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Cette méthode consiste à enlever les produits toxiques
démontables tels que les fenêtres et les portes et
installer des produits neufs.
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- Cette technique fait partie des méthodes d'enlèvement
définitives.
- Le remplacement des fenêtres permet généralement
d'améliorer l'isolation thermique des bâtiments.
- Elle ne permet pas de conserver les objets de valeur.
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- Applications :
- produits facilement démontables (fenêtres, portes,
...).
- Efficacité :
- méthode d'enlèvement définitive.
- Risques d'émission de poussières:
- faibles.
- Production de déchets :
- importante, les produits remplacés toxiques nécessitent
un décapage avant mise en décharge.
- Coût :
- très variable en fonction du support
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Décapage hors site
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Cette méthode consiste à enlever tes produits toxiques
démontables tels que tes fenêtres et les portes, les
décaper hors site et les réinstaller.
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- Cette technique fait partie des méthodes d'enlèvement
définitives.
- Contrairement à la méthode du remplacement, elle
permet de conserver les objets de valeur.
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- Applications :
- produits facilement démontables (fenêtres, portes...).
- Efficacité :
- méthode d'enlèvement définitive.
- Risques d'émission de poussières :
- faibles :
- Production de déchets:
- importante.
- Coût :
- généralement moyen à élevé
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Décapage thermique au pistolet à air chaud
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Les peintures chauffées à haute température
se ramollissent et peuvent donc être plus facilement enlevées.
La technique consiste à souffler de l'air chauffé par
une résistance électrique (système type sèche-cheveux)
sur la surface qui est alors décapée à l'aide
de grattoirs ou de couteaux de peintre. Elle est la seule
méthode de décapage à chaud admise, le brûleur
à flamme étant fortement déconseillé.
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- Afin de ne pas provoquer de dégazage de plomb,
la température de l'air ne doit pas excéder
450°C. Certains manipulateurs ont tendance à rapprocher
la tête du pistolet à air chaud trop près de la surface
à traiter. Un petit dispositif peut être adapté afin
qu'une distance minimale soit respectée. La distance
optimale pour la plupart des pistolets à air chaud, est
comprise entre 7 et 15 cm.
- Il est nécessaire de faire attention à ne pas
faire fondre les gaines des câbles électriques ou
briser les vitres du fait de chocs thermiques lorsque la
température extérieure est basse.
- Il est nécessaire de réaliser tes travaux
dans des ambiances très ventilées. Les ouvriers doivent
être protégés par des filtres à poussières
à très haut rendement associés à des filtres pour
composés organiques.
- L'enlèvement de toute la peinture en particulier celle
contenue dans les fissures, nécessite une grande
attention.
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- Applications :
- petites surfaces, cette technique est plus efficace lorsque
les supports sont en bois tels que les encadrements des
portes ou des fenêtres.
- Efficacité :
- méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité
dépend du soin apporté aux travaux par les
ouvriers et du matériau support à traiter.
- Risques d'émissions de poussières :
- moyens.
- Autres risques :
- aux températures inférieures à 450°C les
risques d'émissions de vapeurs de plomb sont faibles.
Cependant d'autres composés toxiques tels que des
composés organiques peuvent être émis.
- Production des déchets :
- moyenne.
- Coût :
- généralement moyen à élevé
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Décapage chimique
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Cette technique consiste à ramollir les peintures grâce à
des décapants chimiques. Les peintures sont ensuite
enlevées au grattoir ou au couteau.
- Les décapants sont de deux types : caustiques
fortement toxiques(type " Peel Away ") ou non caustiques.
- Parmi les produits non caustiques, les décapants
contenant du chlorure de méthylène sont à proscrire
même lorsqu'ils contiennent des composés qui retardent
l'évaporation tels que de la cire. En effet ce composé
est très toxique, il peut entraîner des lésions au
foie et aux reins et est suspecté d'être cancérigène.
De plus il est incolore et inodore. Les filtres respiratoires
équipés de cartouches pour composés
organiques ne permettent pas une protection satisfaisante.
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- Afin que les décapants ne se dessèchent pas avant
de les avoir retirés certains fabricants fournissent
des films en polyéthylène ou en papier qui sont appliqués
sur les surfaces traitées. Pour d'autres décapants
une couche protectrice se forme à la surface. Le nettoyage
doit être effectué de façon minutieuse afin de supprimer
le plus complètement possible le plomb et le décapant.
- Dans le cas de l'utilisation de décapants caustiques
les surfaces doivent être neutralisées à l'aide d'une
solution d'acide acétique à 50%.
- Des vêtements et des gants résistants aux attaques
chimiques (en PVC, néoprène, ...) et un masque sont
nécessaires. En cas de contact de produits sur la
peau les protections doivent immédiatement être enlevées
et une douche complète est fortement conseillée.
Les travaux doivent être réalisés dans des
ambiances très ventilées.
- Cette technique implique un travail laborieux. L'expérience
des travailleurs est un facteur prépondérant
de réussite
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- Applications :
- surfaces plates et éléments de décors
en matériaux peu ou non poreux (métal, bois
dur, ...). Cette technique est généralement
utilisée dans le cas de restauration ou lorsque les
autres techniques ne peuvent pas être utilisées.
- Efficacité:
- méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité
dépend du soin apporté aux travaux par les
ouvriers et du matériau support à traiter.
- Risques d'émission de poussières :
- moyens.
- Autres risques :
- les décapants à base de solvants tels que le trichloréthylène
sont répertoriés comme nocifs en cas d'inhalation
et ingestion. Les décapants (en particulier les décapants
caustiques) et les produits de neutralisation peuvent provoquer
des brûlures de la peau et des yeux.
- Production des déchets :
- importante. Les résidus provoqués après
le décapage puis la neutralisation, doivent être
conditionnés dans des sacs étanches et non
corrodables. De même, les éponges ou autres matériels
de nettoyage ne doivent pas être réutilisés
et subir une mise en décharge identique à celles
des autres déchets.
- Coût :
- élevé
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Décapage par grenaillage avec aspiration
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- Cette technique permet le décapage des peintures
plombées par abrasion avec une émission de
poussières de plomb et de particules abrasives réduite.
Pour cela, la grenailleuse est raccordée à un aspirateur
muni de filtres à poussières à très haut rendement. Les
grenailles utilisées peuvent être métalliques
(oxyde d'aluminium, ...) ou autres (coques de noix, ...).
- Les appareils peuvent être équipés d'un
séparateur qui distingue poussières et grenaille,
cette dernière étant recyclée dans le circuit
normal, tandis que poussières et résidus sont conduits
jusqu'à l'aspirateur.
Ce système est particulièrement intéressant puisqu'il
réduit la quantité de déchets.
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- La tête de la buse doit être maintenue en contact permanent
avec la surface à traiter afin d'éviter la dispersion
dans l'air des poussières de plomb et de la grenaille. La
taille et la forme de la buse doivent être choisies au mieux
en fonction de la surface à traiter.
- Une longue période de travail peut entraîner une
fatigue des ouvriers en particulier pour le traitement des
plafonds. Ceci peut entraîner une baisse de leur concentration
et un mauvais contact de la buse sur la surface à traiter.
Le chantier doit donc être organisé au mieux afin
que le travail soit le plus aisé possible (échafaudages...)
Des pauses fréquentes doivent être observées.
- Peu de données sont disponibles actuellement sur
ces techniques. Il semble néanmoins qu'un développement
ne soit pas à exclure à moyen terme.
- Ces techniques sont utilisées pour le décapage
de surfaces contaminées en site nucléaire.
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- Applications:
- métal, briques, béton. Son utilisation sur
des matériaux moins durs tels que le plâtre et le
bois, entraîne généralement des dommages.
Elle est généralement utilisée pour
le traitement des murs extérieurs.
- Efficacité :
- méthode d'enlèvement définitive. Son efficacité
dépend du niveau de sophistication de l'appareil.
Ces travaux sont à rapprocher des travaux de décontamination
en sites industriels (nucléaire par exemple).
- Risques d'émissions de poussières :
- ceux-ci dépendent du niveau de sophistication de
l'appareil, peu de données sont disponibles actuellement.
- Production de déchets :
- importante, outre les poussières et les débris
récupérés par aspirateur, cette technique
nécessite certainement le traitement de la grenaille
après utilisation.
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Que faire avec la peinture à base de plomb
(extrait du site du Conseil
National de Recherches du Canada)
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Lorsqu'on découvre de la peinture à base de plomb,
on peut choisir entre un certain nombre d'options. Si la peinture
est en bon état ou recouverte d'une ou plusieurs couches exemptes
de plomb, il est peut-être préférable de ne pas y toucher, sinon
on pourrait se trouver devant un problème plus grave. Si cela n'est
pas possible, on peut recouvrir ou enlever la vieille peinture,
ou remplacer le composant en question.
En recouvrant la vieille peinture, on empêche
les occupants d'être exposés aux émanations de plomb. Cependant,
le danger d'exposition lors de travaux de rénovation ou de démolition
ultérieurs subsiste. Par ailleurs, c'est souvent la solution la
plus économique et la plus sécuritaire.
La vieille peinture en bon état peut être recouverte
de plusieurs couches de peinture sans plomb. Si celles-ci n'adhèrent
pas à la vieille peinture, il n'est pas recommandé de poncer car
cela produirait de la poussière plombée. Il est préférable d'utiliser
un apprêt spécial. On peut aussi recouvrir la peinture à base de
plomb avec du papier peint épais ou revêtir les surfaces de plaques
de plâtre ou de lambris.
Les murs, plafonds et autres grandes surfaces
se prêtent bien au recouvrement. Mais, dans le cas des moulures,
des boiseries, des plinthes et des autres composants qui s'enlèvent,
par exemple les portes et les fenêtres, il est préférable de les
remplacer par de nouveaux éléments et de les recouvrir de peinture
sans plomb. Il importe, lors de l'enlèvement des vieux composants,
de veiller à réduire le plus possible la quantité de poussière produite.
S'il est impossible de remplacer les éléments (comme
dans le cas des bâtiments à valeur patrimoniale), la seule chose
à faire est d'enlever la peinture. Ce travail doit être effectué
avec le plus grand soin, compte tenu du danger que présente la peinture
à base de plomb pour les ouvriers et les occupants.
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La sécurité avant tout
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En présence de peinture à base de plomb, il est
déconseillé de procéder par ponçage ou par décapage à la sableuse
en raison de la quantité de poussière produite. Le décapage à la
chaleur est aussi à éviter, car il peut produire des vapeurs de
plomb toxiques.
La plupart des autorités recommandent plutôt l'emploi
de décapants chimiques. Ceux-ci comportant eux aussi des dangers,
il importe que les travailleurs respectent fidèlement les directives
du fabricant, utilisent les produits dans des endroits bien aérés
et possèdent l'équipement de protection approprié.
Lorsque cela est possible, il faudrait enlever
les composants du bâtiment et les traiter en atelier. Sinon, il
faut prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les
ouvriers et les occupants de la poussière contenant du plomb.
Les aires de travail doivent être isolées le plus
possible du reste du bâtiment. Les portes, les fenêtres et les conduits
de chauffage doivent être couverts de plastique, ainsi que les moquettes,
les meubles et les planchers. Les ouvriers doivent porter en tout
temps des vêtements protecteurs et un respirateur, et les retirer
en quittant l'aire de travail.
Cette dernière doit être nettoyée à fond à la fin
de chaque journée de travail et toutes les raclures de peinture
et autres déchets placés dans un contenant fermant hermétiquement.
Une fois les travaux terminés, il est recommandé de procéder à un
grand nettoyage avec un détergent à haute teneur en phosphate et
un aspirateur à filtre haute efficacité pour les particules de l'air
(HEPA).
Les déchets produits lors de la rénovation de maisons
contenant de la peinture à base de plomb sont considérés dans [certains
pays -- comme c'est la cas en France] comme des matières dangereuses
exigeant un traitement particulier. Pour obtenir des renseignements
à ce sujet, on peut s'adresser à l'organisme local chargé de la
gestion des déchets.
l'article
complet
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