| Ainsi, imaginons
que vous ayez acheté un appartement dans un immeuble du XIXème
siècle.
Lorsque vous l'aviez visité,
l'appartement était meublé, mais maintenant qu'il
est vide, vous constatez, sur la trace de l'énorme vaisselier
qui trônait dans le séjour, un important
dévers du sol vers le mur de la cuisine.
Tant pis ! Vous comptiez de toute façon déposer
cette « cloison », l'agence immobilière vous
ayant affirmé qu'il était possible d'agrandir ainsi
le living sur la cuisine. Vous en profiterez pour refaire entièrement
le sol.
Seulement, à peine le premier
coup de marteau donné, votre voisin, qui est justement au
conseil syndical, vous rend visite et vous apprend que l'avis de
l'architecte de l'immeuble (dont vous n'aviez jamais entendu parlé)
est nécessaire pour toute intervention sur le bâti
(plancher et cloison compris) depuis que la boutique du rez-de-chaussée
a déstabilisé l'immeuble en déposant un mur
refend.
Non seulement la
visite de l'architecte est à votre charge, mais, en
plus, il ne vous autorise que la création d'une ouverture
dans le mur de la cuisine (adieu la cuisine américaine...)
et vous contraint à faire appel à une entreprise de
gros oeuvre qui ne vous consent pas les mêmes facilités
de paiement que le petit maçon que vous aviez dégoté...
Si vous aviez su, peut-être
auriez-vous cherché ailleurs ou encore tenté d'obtenir
un meilleur prix.
Vous jurez, mais un peu
tard, qu'on ne vous y prendra plus ! |